Le journal nature

Voici un support que je trouve très intéressant à utiliser dans le cadre de la classe dehors. Initialement, je l’avais mis en place avec mes enfants lorsque l’on faisait coschooling dans la nature. Et je trouvais qu’il s’adaptait parfaitement au contexte scolaire.

Pendant mes deux années d’enseignement, je l’ai donc utilisé avec mes élèves. Je vous livre ici mon retour d’expérience, ainsi que des pistes d’amélioration et de réflexion sur l’usage de cet outil pédagogique.

N.B : Je l’appelle « journal nature » car mes séances de classe dehors sont toujours en lien avec la nature. Mais vous pouvez l’appeler autrement si ce n’est pas le cas pour vous.

Quel format ? 

J’ai choisi un cahier :

  • de format A5 : pratique à transporter dans le sac de classe dehors. Ce format est aussi un inconvénient pour coller les polycopiés A4 qui doivent être pliés en 4 mais même A5 qui nécessitent d’être redécoupés pour rentrer sur les pages. Je pense qu’à refaire je testerai un format A4, d’autant que lors de ma deuxième année j’avais demandé un sac à dos de 17l minimum.
  • à spirales : plus pratique à utiliser en extérieur
  • avec des feuilles blanches pour illustrer
  • avec une couverture kraft à personnaliser 

Les cahiers ont été achetés par l’école en lot sur Amazon et facturés aux parents.

L’intérêt d’un journal nature

Un journal nature permet de garder une trace de ses expériences et ses observations dans la nature, en utilisant différents moyens d’expression (écrit, dessin, peinture, collage, photo…). Il peut être individuel mais aussi collectif par exemple en maternelle.

Initialement, je voyais dans ce support l’occasion de déclencher l’envie et des occasions d’écrire chez les élèves. Il est plus simple d’écrire sur ce que l’on voit, l’on vit, l’on éprouve que sur des sujets imposés, éloignés de ses centres d’intérêt, de son quotidien et nécessitant parfois même de l’imagination. L’idée étant évidemment de parvenir à ce types d’écrits. Mais il me semblait que la classe dehors pouvait faciliter cette entrée dans l’écriture pour certains élèves ayant des blocages et créer des occasions de s’exercer.

Je comptais un peu illusoirement sur la motivation intrinsèque des élèves qui auraient envie de tenir leur journal. De fait, j’ai voulu laisser la liberté aux élèves d’y laisser les traces qu’ils voulaient et sous la forme de leur choix. La seule consigne était de laisser une trace de la séance de classe dehors (ce qu’il avait fait, aimé, leur moment préféré, une anecdote, une chose qu’ils avaient appris…). J’ai dû préciser à certains que cela devait être en lien avec la nature car ils racontaient par exemple des conflits avec des camarades. Les élèves pouvaient dessiner, coller des éléments. Je demandais quand même au moins une légende/explication écrite s’ils privilégiaient le visuel. Sauf que je me suis rendue compte que la plupart des élèves ne tenaient pas sérieusement leur journal. Certains ne faisaient qu’un dessin, d’autres n’écrivaient qu’une phrase (parfois la construction de la phrase n’était même pas respectée) et le soin laissait vraiment à désirer ! Lors de mes retours aux élèves (voir la partie Évaluation), je donnais donc des conseils (incitations à illustrer, à développer davantage les écrits en fonction du stade de l’année) et des mises en garde (régularité, soin). Pour beaucoup, le travail est resté irrégulier tout au long de l’année.

Néanmoins, il y a aussi des élèves qui se sont appropriés ce support, qui ont pris du plaisir à le tenir et qui ont progressé dans le développement de leurs écrits. Ce qui me convainc de l’intérêt de cet outil.

Outre l’expression libre, j’ai aussi proposé quelques activités dans le journal nature (leçon, dessin d’observation, compte-rendu d’expérience, de balade…) afin de varier le type de contenus et inspirer les élèves dans leurs écrits.

Je ne faisais pas systématiquement de traces écrites pour chaque leçon. Il m’est arrivé d’utilisé le cahier de la matière en question plutôt que le journal nature, soit parce que j’utilisais des polycopiés A4 et que c’était plus pratique de les coller dans un grand cahier et de travailler dessus, soit parce que c’était une séquence qui se faisait aussi en classe dedans.

Avec le recul, je me rends compte que mes objectifs n’étaient pas forcément les bons ni très clairs. Les traces de la séance était un mixte de de que les élèves avaient fait et de ce qu’ils avaient appris. Je pense que cela est dû à mon manque d’expérience en tant qu’enseignante et l’influence de l’usage que j’en avais avec mes enfants (avec un regard de pédagogue par la nature). Mon objectif était de leur donner envie et montrer comment tenir un journal nature, qui serait aussi un témoin du lien tissé avec la nature au fil des séances. Or, cela ne pouvait pas être l’objectif principal dans un cadre scolaire. Après si ça donne envie aux élèves de faire leur journal de leur côté tant mieux, mais le potentiel de ce support (dans le cadre scolaire) réside ailleurs.

Après avoir réfléchi sur le sujet, j’ai une idée plus claire de la façon dont il aurait pu être mieux exploité. J’y vois deux fonctions :

  • le journal nature en tant que journal de bord

Le journal de bord est une forme de journal intime dans lequel on raconte de ce que l’on vit au jour le jour. Dans le cadre de la classe dehors, il sert de compte-rendu chronologique des séances, sous forme de récit à la première personne.

Je reste convaincu que le journal nature peut être un support pour favoriser l’expression écrite des élèves, qui y racontent ce qu’ils ont vécu à chaque séance. En revanche, je pense que ce travail doit être encadré avec une progression.

Ces écrits peuvent même un support pour travailler l’étude de la langue en classe dedans avec un rituel de correction.

  • le journal nature en tant que support de trace écrite

Le journal nature peut aussi permettre de restituer à l’écrit les apprentissages de la séance. Cette reformulation/synthèse écrite doit être co-construite avec l’enseignant pour être un outil d’apprentissage (appropriation et ancrage des notions), de mémorisation et de révision pour les évaluations. D’où l’importance de bien définir les objectifs de la séance.

Le journal permet aussi de construire une mémoire collective pour les séances suivantes.

Enfin ces traces écrites permettent un suivi par les parents des apprentissages de leurs enfants pendant la classe dehors. Il me semble donc pertinent de consigner dans le journal nature toutes les traces écrites même si elles s’inscrivent dans une séquence traitée davantage en classe dedans. Dans ce cas, l’élève peut faire un renvoi vers son journal nature dans le cahier de la matière en question (par exemple : Cf schéma de l’anatomie de la fleur dans le journal nature).

Concernant l’articulation de ces deux fonctions, on peut soit utiliser le journal des deux côtés -un côté pile pour le journal de bord et un côté face pour le support de trace écrite – ou bien entremêler les deux.

Ces deux fonctions doivent être bien expliquées aux élèves d’une part et aux parents d’autre part. Une vigilance sur le soin doit être portée. Il s’agit d’un cahier au même titre que les cahiers dans les autres disciplines, il doit donc être soigné.

Quels contenus ?

Concernant la fonction « journal de bord »

Si les textes sont écrits librement par les élèves, il me semble néanmoins important d’encadrer ce travail d’expression écrite avec un travail en amont sur les caractéristiques de ce type de texte (le récit façon journal de bord), avec une progression, afin que les élèves savent ce qui est attendu d’eux et qu’ils écrivent des textes de plus en plus développés.

Il me semble aussi intéressant d’encourager les élèves à illustrer leurs textes par des dessins, des photos, des collages d’éléments naturels… afin de les mettre en valeur et rendre ce travail plus attrayant.

Concernant la fonction « support de trace écrite »

Tout dépendra des disciplines et des activités, mais il me semble intéressant de varier les contenus et leurs formes :

  • des leçons sous forme de paragraphes structurés et rédigés, sans oublier de prendre en compte le contexte extérieur qui n’est pas aussi confortable pour écrire (longuement). On peut aussi proposer des polycopiés avec des leçons à compléter ou faire des cartes mentales.
  • des recherches documentaires effectuées sur place ou à la maison sur un objet d’étude (animal, végétal…)
  • des dessins d’observation (arbre au fil des saisons, animal…)
  • des schémas légendés (anatomie fleur, expérience sur la germination…)
  • des comptes-rendus de balades (sous forme de nuages de mot, de descriptions, de cartes sensibles…)
  • des comptes-rendus d’expérimentations scientifiques
  • des cartes d’identité d’animal/végétal
  • des activités sur papier : fleur des sens, chasse aux trésors, problèmes de maths en contexte (calcul de périmètre, calcul de distance, répartition collecte de fruits secs…)…
  • des études d’œuvres artistiques avec pour objet ou support la nature, des œuvres créées par les élèves (ou une reproduction en dessin si ce n’est pas possible de coller la création dans le journal) avec des explications sur la consigne/le sujet, la technique utilisée, l’intention…

A quel moment le remplir ?

Pour ce qui est de la tenue du journal de bord, idéalement j’essayais de le faire à chaque fin de séance. C’était notre rituel de fin. Sauf que la météo (pluie, froid, vent) n’était pas toujours propice à écrire dehors et on manquait souvent de temps.

Je conseillerais plutôt de le faire de retour en classe l’après-midi si vous sortez le matin ou le lendemain matin si vous sortez l’après-midi.  Cela permet de faire une relecture de ce qui a été appris pendant la séance. N’ayant pas de classe en charge cette année, pour ma part, lorsqu’on n’avait pas le temps en fin de séance, je leur demandais de le faire à la maison. Ça ne demande pas beaucoup de temps et chacun peut y passer le temps souhaiter.  Mais tous les élèves ne jouaient pas le jeu.

Concernant la réalisation de la trace écrite, elle doit être systématique à chaque fois que la leçon/l’activité s’y prête et que la notion sera évaluée. Elle se fait pendant l’activité si l’activité en question est sur papier (carte d’identité, fleur des sens… ). Dans le cas où l’activité est réalisée à plusieurs (inventaire, chasse aux trésors…), la feuille sera photocopiée de retour à l’école pour que chaque élève du groupe puisse la coller dans son journal nature. Dans le cas d’une leçon, elle peut se faire à l’issue sur place ou de retour à l’école.

L’évaluation du journal nature

Personnellement, j’évaluais le journal à chaque milieu et fin de semestre. En revanche, je le ramassais plus régulièrement surtout en début d’année pour m’assurer que la trace écrite était faite et donner quelques conseils d’amélioration. J’évaluais le soin, l’investissement et la prise en compte des conseils d’amélioration. J’attendais forcément des traces écrites plus développées en CM2 qu’avec mes élèves de CE1 mais j’attendais aussi une progression entre le début et la fin d’année. Je ne corrigeais pas l’orthographe. 

Je n’écrivais pas dans leur journal mais mettais mes appréciations sur des post it ainsi que sur le bulletin.

Pour ce qui est de l’évaluation des apprentissages de la classe dehors, je la faisais en classe lors d’évaluations dans les disciplines concernées.

Proposition de progression

Période 1

En période 1, une attention particulière sera portée sur le soin. Des activités (personnalisation de la couverture et introduction avec le profil nature) seront proposées afin que les élèves s’approprient leur journal, lui donne un caractère « affectif », « précieux » en le personnalisant. Puis les élèves devront assimiler les consignes quant au soin de leur journal (écrire au crayon à papier, tracer des lignes, présentation de la date, mise en forme du titre de la leçon/activité, collage des feuilles…).

Première séance : personnaliser la couverture

Pour susciter l’enthousiasme des enfants et leur donner envie d’utiliser leur journal nature et d’en prendre soin, je leur ai proposé de personnaliser la couverture.

L’occasion de proposer une activité créative. J’avais suggéré différentes techniques et leur avais laissé le choix :

  • Empreintes de feuilles avec de la gouache en stick.
  • Empreintes de fleurs, écorces ou autres petits éléments dans de la pâte à modeler puis tamponner dans de l’encre et imprimer le motif sur le papier (idée de @supermamadesvosges).
  • Collage de végétaux (et éventuellement les décorer s’il s’agit de feuilles). Idéalement les végétaux doivent être pressées avant ou être collés avec de la colle sur l’ensemble de la surface. Pour des raisons de praticité, nous avions utilisé du scotch double face. On peut dans ce cas faire appliquer, une fois les végétaux scotchés, une couche de vernis colle sur toute la couverture. Dans tous les cas, la finition vernis colle permettra une meilleure conservation.
  • Contour de feuilles avec un crayon de couleur, un poinçon (mais c’est long) ou un pastel sec (on frotte ensuite le contour vers l’extérieur avec le doigt). On peut ensuite dessiner les nervures.
  • Scrapbooking

Deuxième séance : mon rapport à la nature

Je trouve intéressant d’avoir en introduction de ce journal nature une présentation de l’auteur (l’élève) en se focalisant sur son rapport à la nature. Cela peut se faire sous la forme d’un portrait chinois nature (en savoir plus). C’est l’occasion de travailler le lexique, la catégorisation et les mots génériques.

Ici mes élèves de CE2 ont réalisé leurs portraits chinois nature sous forme de carte, mais il s’agirait de le faire directement dans le journal, en traçant 9 cases sur une page.

On peut également faire une partie sur leurs connaissances naturalistes. Par exemple, on peut demander de citer 5 espèces de fleurs, d’arbres, d’oiseaux, d’insectes… On peut également proposer un quiz à compléter avec des questions d’identification, des vraix/faux… Il pourra être intéressant de reproposer le même test en fin d’année pour évaluer l’évolution de leurs connaissances.

Découverte d’un type de texte : le journal de bord

Les élèves découvriront ce qu’est un journal de bord, à travers la lecture d’un livre raconté sous la forme d’un journal de bord (ou des extraits de plusieurs livres). Voici quelques exemples de livres (je ne les connais pas) : Le journal de bord de Robinso Crusoé, Le type, de Philippe Barbeau, Jeanne et le Mokélé » de Fred Bernard et François Roca , La fabuleuse découverte des îles du dragon, Journal de bord d’un Vendée Globe…

A partir de ces lectures, les caractéristiques de ce type de texte seront dégagées concernant les objectifs (raconter des faits réels), le point de vue (première personne), la structure (chronologie des faits), la mise en forme (date en haut de la page, paragraphes rédigés), le temps employé (verbes d’action au passé composé et imparfait); le registre (langage courant)…

Une fois ce travail effectué, les élèves pourront commencer à tenir leur journal de bord à chaque séance. Pour la première période, on se concentrera sur la mise en forme avec la date, l’utilisation de la première personne et du passé et la chronologie des faits. Les élèves raconteront les séances dans les grandes lignes. Pour les y aider, on pourra rappeler en classe entière les différents temps de la séance. Cela permettra en même temps d’intégrer les routines de la classe dehors.

On peut imprimer des photos de la séance pour que les élèves illustrent leurs textes.

Voir notre journal de bord.

Les traces écrites

Tout dépendra de ce que vous avez prévu comme leçons et activités. Ici, je me suis basée sur ma programmation de classe dehors.

Les élèves apprendront à faire ces différents types de trace écrite :

  • Description d’un lieu/paysage sous forme de nuage de mots
  • Description d’un végétal (arbre de saison) sous forme d’une carte d’identité à compléter
  • Dessin d’observation d’un végétal (arbre de saison)
  • Dessin d’un plan et d’une carte sensible du lieu de classe dehors
  • Leçon rédigée et structurée sous forme de paragraphe(s) avec éventuellement des listes à puces (la nature en automne)

Période 2

Les consignes quant au soin du journal seront rappelées. Cette période, les élèves apprendront à mettre en valeur leur contenu en illustrant leur journal de bord. On pourra parler du choix des illustrations en cohérence avec le texte et donner des conseils pour soigner les dessins (crayon à papier, coloriage aux crayons de couleurs puis contour au feutre fin par exemple). On peut aussi proposer d’intégrer des bulles de dialogues au dessin, de faire des illustrations sous forme de BD pour illustrer les différents temps.

Ecriture plus autonome du journal de bord et plus enrichie

Les caractéristiques du journal de bord seront rappelées. Les élèves devront identifier seuls les grands temps de chaque séance. Une correction en classe entière pourra être faite à l’issue de chaque production d’écrit, pour aider les élèves qui auraient encore du mal à structurer leur texte dans les grandes lignes.

En milieu de période, on pourra demander aux élèves d’intégrer à leur écrit des indications sur le contexte : la météo et la description du lieu.

Les traces écrites

Toujours en lien avec ma programmation, voici les types de trace écrite qui seront travaillées :

  • Quoi de neuf dans la nature ?

Ce nouveau rituel sera mis en place. A chaque séance, un élève raconte une expérience nature vécue ou présente un trésor de la nature ou un objet fabriqué avec des éléments naturels.

Les élèves pourront utiliser leur journal de bord pour préparer leur passage, en y racontant par exemple leur expérience nature qu’ils pourront lire, en dessinant leur trésor/leur objet (ou en collant une photo) et en expliquant de quoi il s’agit et pourquoi ils l’ont choisi ou comment ils l’ont fait.

  • Œuvres nature

Les œuvres réalisées pendant la classe dehors seront collées (quand c’est possible, sinon elles peuvent être reproduites en dessin) dans le journal nature (la première étant l’invitation à créer avec des feuilles de la séance 6 de la période 1).

Les élèves devront s’exprimer à leur sujet, analyser leur pratique en rappelant la consigne/le sujet, la technique utilisée et en expliquant leurs intentions et leurs choix créatifs. Ils pourront être guidés avec une fiche à compléter.

  • Leçon sous le forme d’une carte mentale ( Les indices de présence des animaux, Les oiseaux)
  • Carte d’identité d’un animal (Le hérisson)

Sur le modèle d’une carte mentale faite préalablement de façon collective, les élèves devront réaliser en autonomie une carte d’identité d’un animal à partir de recherche documentaire.

  • Ecriture d’un mode de fabrication (cabane)
  • Dessin d’un schéma légendé (abri hérisson, cabane)

Période 3

Les consignes quant au soin du journal seront rappelées. Cette période, les élèves apprendront à mettre en valeur leur contenu en utilisant la technique du scrapbooking.

Le scrapbooking est un loisir créatif qui consiste à mettre en valeur des contenus (notamment photos) dans une mise en scène personnalisée notamment par le collage.

Je conseille de prendre des photos de la nature de votre lieu de classe dehors au fil des mois (dès le mois de septembre). On peut le proposer en rituel en demandant à chaque séance à un élève de prendre en photo un élément de la nature qui a changé par rapport à la séance précédente.

Lors d’une séance, vous mettrez à disposition des élèves ces photos ainsi que des éléments pour les mettre en valeur (voir mon activité scrapbooking). Chaque fin de mois, les élèves se verront remettre les photos du mois pour poursuivre ce rituel dans leur journal.

L’idée sera que les élèves s’inspirent de cet atelier créatif pour ensuite mettre en valeur leur journal de bord, voire même les traces écrites. Du matériel (masking tape, tampons encreurs…) sera donc mis à disposition lors de la tenue du journal de bord.

Un journal de bord plus subjectif

Les caractéristiques du journal de bord seront rappelées.

Lors de cette période, les élèves intègreront à leur récit leurs ressentis : sensations (fatigué, affamé, froid, malade…) et émotions (excité, joyeux, apeuré…).

Les traces écrites

  • Leçons rédigées et structurées ou sous forme de cartes mentales (stratégies des animaux en hiver, la végétation en hiver, les états de l’eau et les phénomènes météorologiques, le vent, le feu)

Après avoir découvert ces deux formes de traces écrites pour les leçons en période 1 et 2, les élèves s’y exerceront lors de cette période.

  • Comptes-rendus d’expériences (les changements d’états de l’eau, les effets du vent)

Cette période, le journal nature prendra des allures de cahier d’expérience, comme celui dédié aux sciences et technologies (Cf Fondation La main à la pâte). En effet, la classe dehors est l’occasion d’expérimenter les sciences. Une bonne partie des séquences de sciences se fera pendant ces temps en extérieur. La démarche scientifique sera donc consignée dans le journal nature. Il sera important de garder une cohérence avec le cahier de sciences en reprenant les mêmes éléments de structuration (date, mise en forme des titres, pictogrammes).

La trace écrite rendra compte du cheminement pendant la démarche scientifique : phase de découverte de l’objet d’étude avec questionnement, investigation (documentation, observation, expérimentation, modélisation), bilan. Les titrage des différentes phases sont très importants pour que les élèves assimilent la démarche.

Ce type de trace écrite s’appuie à la fois sur des écrits personnels qui aident l’élève à organiser sa pensée et exprimer sa réflexion et sur des écrits collectifs qui objectivent et synthétisent les connaissances à retenir. Il est important de les distinguer visuellement. Ils permettent aux élèves de comprendre la construction du savoir.

Cette trace écrite scientifique mêle des écrits, des schémas, des dessins, …

  • Dessin d’un schéma légendé (moulin à vent/cerf volant)

En cycle 3, on peut faire un cahier des charges (pour le cerf-volant) pour rendre compte d’une démarche technologique (mise en situation, conception, fabrication, utilisation, bilan).

  • Œuvres nature

Période 4

Les consignes quant au soin du journal seront rappelées. Les élèves continueront à illustrer leurs écrits, notamment de journal de bord, avec des dessins qui seront de plus en plus élaborés à partir des conseils qui pourront être donnés ou/et avec des éléments de scrapbooking. Avec le retour du printemps, ils pourront coller des fleurs pressées et même créer leurs stickers nature.

Le journal de bord

Les caractéristiques du journal de bord seront rappelées.

Lors de cette période, les élèves s’attacheront à développer leurs écrits, en faisant des phrases plus complexes avec plus de détails (utilisation d’adjectifs, de compléments du nom, de connecteurs, de conjonctions…). Les attendus seront à mettre en lien avec les notions travaillées en étude de la langue.

Les traces écrites

  • Leçons rédigées et structurées ou sous forme de cartes mentales (la nature au printemps, les insectes, les milieux aquatiques)
  • Comptes-rendus d’expériences (la décomposition des feuilles dans le sol, les plantes à fleurs)
  • Recherche documentaire

Cette période, les découvertes d’espèces ou d’éléments inconnus seront prises en photos afin que les élèves apprennent à faire une identification à partir de recherche documentaire. Un petit texte documentaire devra être produit.

  • Dessin d’un schéma légendé (abris pour insectes, nids d’oiseaux)

Pour l’abri des insectes, on peut compléter par un mode de fabrication.

  • Dessin d’observation et carte d’identité d’un animal (aquatique)

Après avoir présenté une carte d’identité d’animal sous forme de carte mentale en période 2, ici on pourra la proposer sous forme de fiche à compléter.

  • Œuvres nature

Période 5

La fin d’année approchant, on veillera à ce que les élèves ne se relâchent pas concernant le soin du journal.

Le journal de bord

Les caractéristiques du journal de bord seront rappelées.

Les élèves continueront à écrire des textes structurés reprenant la chronologie des différents temps de la séance, de plus en plus développés et de mieux en mieux orthographiés.

A partir du milieu de la période, une plus grande liberté sera laissée aux élèves qui pourront se focaliser seulement sur un temps fort de la séance qui les a particulièrement marqué, en développant cet axe. Après s’être exercés à l’écriture de récits relatant des faits chronologiques, puis y avoir intégrer leurs ressentis, l’idée est que leurs écrits traduisent leur point de vue (façon dont ils ont vécu la séance), afin de parvenir à des récits avec un degré croissant de subjectivité.

On pourra s’exercer à l’écriture poétique (par exemple sur le thème de la nature en été).

Les traces écrites

  • Leçons rédigées et structurées ou sous forme de cartes mentales (le monde vivant, les écosystèmes, les déchets, la nature en été)

Lors de cette période, on pourra s’exercer à la prise de note. A cours de la leçon, les élèves prendront des notes pour garder une trace écrite sous la forme de leur choix (paragraphes rédigés et structurés ou cartes mentales). La trace écrite pourra aussi être faite à l’issue de la leçon (en classe) sur ce qu’ils ont appris/retenu. Elle sera corrigée collectivement (en classe) pour compléter les éventuelles notions manquantes.

  • Dessins d’observation d’animaux (inventaire de la faune du lieu de classe nature)
  • Herbiers (inventaire de la flore du lieu de classe nature)
  • Œuvres nature
  • Compte-rendu d’expérience (le soleil)

2 réflexions sur “Le journal nature”

  1. Je n’ai qu’un mot : Formidable !!!!
    Je le mettrai en place dans ma classe de CP-CE1 cette année.

    Merci beaucoup pour l’inspiration !

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